UN PRIX TRES POLITIQUE

Publié le par NEOAFRICAIN

 

L’attribution aujourd’hui du prix Nobel de la paix à OBAMA, au-delà de me déranger, suscite en moi 3 réactions fortes :

 

1)      Tous ceux qui ne partagent pas les idées et l’action d’OBAMA (et vous aurez compris que votre serviteur en était), ne doivent pas sous-estimer l’enthousiasme que ce dernier suscite dans certains cercles de pensées et dans de nombreuses régions du monde. Les discours d’Obama, notamment à Berlin et au Caire restent pour certains les textes fondateurs d’un monde nouveau. Après la raclée diplomatique qu’il a reçue la semaine dernière au C.I.O., nous avons eu tendance à oublier que dans ce monde moderne, l’effet OBAMA qui a le soutien des grands acteurs médiatiques, artistiques et culturels, fonctionne bien. Tous ceux qui se délectent de la perte de puissance des USA apprécient aussi. Ce prix doit donc rappeler que le chemin est encore long pour révéler au monde la supercherie OBAMA.


2)
     
La politisation de ce prix dessert son idéal fondateur.

Je pense que l’idée de décerner un prix prestigieux aux acteurs de la paix dans le monde est en soi positive, pour autant qu’elle concerne des personnes de toutes les sensibilités. Mais son parti pris actuel joue contre cette belle idée. Le fait de savoir qu’en quelques années, OBAMA, CARTER et AL GORE se sont vu attribuer ce prix, démontre toute la philosophie qui l’entoure.

Ils ne comprennent pas que pour beaucoup, on ne peut pas donner une telle distinction à celui qui a fait si peu pour ceux qui subissent les affres de la violence. Les opposants des pires totalitarismes actuels pourront témoigner. Du Tibet à la Corée du Nord, de l’Iran à Gaza en passant par Cuba et le Venezuela, je ne vois pas ce qu’OBAMA a fait pour la paix.  Sa faiblesse politique face à la Russie de Poutine et son envie de négocier avec les Talibans ne plaident pas non plus en sa faveur.


3)
     
Ce prix ressemble aussi à un cadeau empoisonné. L’égo démesuré d’OBAMA n’en demandait pas tant. Attribuer un tel prix après quelques mois de fonction à un Chef d’Etat en exercice, s’est lui donner l’impression de la toute puissance de son discours.

Cette fausse puissance minimise le fait que ses non-décisions coûtent très cher (Voyez  l’Afghanistan), que sa main tendue dans le monde risque a contrario de renforcer les extrémistes. Tout comme le fait de dénucléariser le monde peut avoir un effet contraire que la peur du nucléaire s’effaçant, le risque de conflit nucléaire devient énorme. C’est toute la théorie de la « dissuasion » qui a tenu le monde pendant plusieurs années.

 

Je crains vraiment que le monde brûle sur le bûcher des vanités obamaniaques.

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