SYRIE : LE PIRE DES SOURDS

Publié le par NEOAFRICAIN

« Il n’y a pas pire sourd que celui qui refuse d’entendre ».

Malgré des mois de soulèvement populaire, le régime répressif syrien redouble d’entêtement. Son Président, Bachar El-ASSAD, fait preuve d’arrogance en prédisant un « séisme » à ceux qui voudraient soutenir militairement les protestants syriens. Non content de mater ses opposants dans le sang et les larmes, le Raïs de Damas ne réalise pas qu’il est entrain de jouer la survie politique de son clan, si pas sa survie tout court. Parce que la fuite de Ben ALI, la démission de MOUBARAK, la fin de parcours annoncée du président yéménite Abdallah SALEH,  et surtout  le terrible sort réservé à KADHAFI devraient faire réfléchir tous les depsotes. Mais on touche certainement à l’énigme du pouvoir absolu et de ses conséquences sur celui qui le détient. Ce sentiment d’invulnérabilité, cette mégalomanie suicidaire.

Reconnaissons tout de même que la Syrie est un gros morceau. Elle jouit du soutien indéfectible de l’Iran et de la protection onusienne de la Chine et de la Russie ; ce qui a des conséquences sur les mesures diplomatiques ou stratégiques que la communauté internationale peut prendre. Et sa proximité avec le territoire israélien fait courir de grands risques géopolitiques en cas de conflit armé. Sans compter la grande capacité de nuisance des Syriens qui savent si bien manipuler les groupes terroristes comme le Hamas.

Tout ceci pour dire que si la famille EL-ASSAD décide de se maintenir au pouvoir, elle pourra le faire… Mais jusqu’à quand ? La vague de liberté qui a (enfin !) englouti le monde arabo-musulman ne s’arrêtera certainement pas aux frontières syriennes. On le sait depuis le début de l’année ; même en terre d’Islam les dictatures ne peuvent sont fragiles.

Si Bachar EL-ASSAD refuse d’entendre les légitimes revendications venues de sa rue, elles ne feront que s’amplifier et finiront par s’imposer à lui. Et peut-être très durement !

 

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