LE PAPE FRANCOIS : MISERICORDE ET CHARITE A EXPLIQUER

Publié le par NEOAFRICAIN

Sans entrer dans une réflexion théologique que je ne maîtriserai pas, je ressens tout de même le besoin de m’exprimer sur les conséquences médiatiques des récents propos du Saint Père.

La récente polémique a été parfaitement éclairée dans l’article « François, Curé pour tous ».

Tous les croyants peuvent comprendre que loin de vouloir changer 2000ans de catéchisme après quelques mois de pontificat, le Pape François s’inscrit dans les pas de ses prédécesseurs, en mettant surtout l’accent sur ce qu’il estime urgent et capital pour notre temps : l’amour et la charité, à l’image de Jésus-Christ.

C’est aussi l’occasion de reproduire cette réflexion qui a été prononcée juste après l’élection de ce Pape : le Pape Jean-Paul II aura énormément insisté sur l’Espérance (compréhensible quand on a vécu la deuxième guerre mondiale avec ses lots d’horreurs nazies, pour ensuite tomber dans les griffes de l’autre totalitarisme, le communisme) ; le Pape Benoit XVI lui, brillant théologien (le relire encore aujourd’hui est tellement réjouissant, à l’image de ce que beaucoup d’entre nous avions ressenti lors de son avènement en 2005), nous aura fait approfondir et comprendre notre foi ; et l’actuel Pape lui insiste sur la charité. Tout ceci est en phase avec leur propre vécu. N’oublions jamais que le Pape a vécu de près la misère qui prévaut dans le monde et l’importance de reparler sans cesse de charité lui vient certainement de là.

Aucun d’entre eux ne soutient le péché. Et chacun, à sa manière, nous rappelle qu’il faut aimer les pécheurs en toutes circonstances. Pécheurs que nous sommes tous.

Sur le fond, les choses sont au clair.

Mais c’est sur tout sur la forme que j’aimerais attirer l’attention du service de communication du Vatican. Il ne faut jamais compter sur la bonne foi ou sur le professionnalisme des journalistes et des organes de presse. Leur agenda n’es pas celui de l’Eglise, et l’impératif de trouver des titres accrocheurs les porteront toujours à retirer une phrases de son contexte afin de fragiliser davantage l’Eglise. Le Saint Père respire la bonté, a le contact franc et fraternel avec tout le monde et c’est tout à son honneur. Mais en tant que Chef d’Etat et responsable de la plus grande organisation religieuse au monde, il devrait être extrêmement prudent. A sa gauche, il y a des personnes très bien organisées qui organisent la destruction des valeurs auxquelles nous tenons (comme la famille et la défense de la vie). Ceux-là n’attendent qu’une chose, que l’Eglise se dédise afin de la casser sur une ligne imaginaire entre progressistes acceptables et conservateurs rétrogrades. Je dis imaginaire parce que nous n’avons qu’une fois, basée sur la Bible. On est catho ou on ne l’est pas. Et à sa droite, il y a tous les mouvements religieux (chrétiens ou non) terriblement sectaires qui exploiteront la moindre faiblesse théologique pour récupérer les plus fervents d’entre nous.

Je ne dis pas tout cela pour que nous ayons peur de dire nos vérités, mais c’est utile de le savoir, parce qu’il est lassant de voir à chaque fois des responsables « comm’ » devoir contextualiser des propos.

Ceci étant, il réussit une partie de son pari. Les médias si enclin à tirer à boulets rouges sur les Papes, ne trouvent jusque là rien d’important à dire sur l’actuel. Ce sont déjà les premiers fruits de la charité qu’il sème à chacune de ses sorties.

Faisons donc en sorte que ces beaux gestes ne soient pas ternis !

Publié dans RELIGION

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