DANS L'INTERET DES OTAGES, RESTONS FERMES FACE AUX BRUTES DE BOKO HARAM!

Publié le par NEOAFRICAIN

Le hasard a voulu que j’arrive au Cameroun quelques jours avant l’annonce de l’enlèvement d’une famille française par les terroristes du groupe nigérian « Boko Haram ». Nouveau rappel que le terrorisme islamiste peut frapper tout le monde et partout. Peu de gens en occident faisaient cas des attaques barbares contre les Chrétiens du Nigéria par ces fous d’Allah. Aujourd’hui chaque français peut mesurer la dangerosité de ces groupes, et chacun peut comprendre que la cohabitation est impossible avec ces djihadistes.

Et pourtant, tout ceci a un air de déjà vu pour ceux comme moi qui le disent et l’écrivent depuis des années.  

L’Afrique est confrontée à une très dangereuse progression de l’islamisme. Et comme la plupart des pays africains sont mal gérés, mal administrés et sont des zones de non-droits ; ce sont des proies faciles pour ces barbares.

Alors, oui il se peut que la guerre au Mali, justement menée par la France, donne l’impression d’être la cause de ce dernier drame. Il n’en est rien ! Aucune mesure diplomatique, économique ou politique ne peut atténuer la motivation de ces gens qui sont d’abord des fanatiques prêts à tout pour imposer leur folle idéologie. Au contraire, à chaque fois que des Etats décideront de négocier avec ces groupes, ils ne feront que les renforcer et préparer le prochain attentat.

C’est pourquoi je me joins à mes amis Camerounais qui tous ici espèrent que la France fera tout pour libérer cette pauvre famille prise en otage, mais sans céder aux ravisseurs. Surtout sans payer et sans directement négocier eux. Déjà la région du Nord du pays où le drame s’est déroulé commence à être désertée par les expatriés. Si la France négocie avec les terroristes, c’est toute l’économie du Cameroun qui risque d’être déstabilisée. Et l’on ne peut qu’imaginer la suite…

La fermeté est peut-être impensable pour les familles des otages, mais elle est au fond la seule politique possible.

 

Publié dans SECURITE-GUERRE

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