OBJECTIF LIBERTE en Afrique et dans le Proche-Orient: assumer le sang, les larmes et les déceptions

Publié le par NEOAFRICAIN

Après une (très) longue période consacrée quasi exclusivement aux élections présidentielles françaises, il est temps pour moi de prendre un peu de hauteur et de reparler des grands enjeux internationaux. Mais au fond, ce n’est pas un autre sujet. Les préoccupations sont les mêmes. Le courage, l’esprit de responsabilité et la liberté seront-elles les valeurs cardinales sur lesquelles notre monde sera bâti ou non ?

En France, c’est le reniement, la lâcheté, la mollesse et les antivaleurs qui ont remporté les élections du 6 mai dernier. Et ils progressent également dans le monde. Pourtant l’Histoire est  têtue : le courage qui a manqué aux décideurs dans l’entre-deux guerres, après la seconde guerre mondiale, après la chute du mur de Berlin et à la fin des années 1990 a empêché toute lutte contre le nazisme, le communisme, la haine tribale en Afrique et l’islamisme.

J’assume tout de mes précédents posts sur le sujet. Mon soutien au printemps arabe, au soulèvement ivoirien, à la guerre en Irak, à l’invasion de l’Afghanistan demeure total ; malgré les flots de larmes, de sang et de déceptions.

Le nouveaux massacres en Syrie, les velléités iraniennes, le retour en force des Talibans et le renforcement des Islamistes en Afrique du Nord et au Sahel, requièrent des mesures fortes que peu de Gouvernants actuels oseront prendre. Surtout si, comme le nouveau Président français, ils sont élus sur des promesses qui vont dans le sens inverse.

Alors bien-sûr, les experts et les analystes sont là pour pointer du doigt les déceptions et les failles des différentes libérations.

Les uns disent que l’instabilité de l’Irak post-Saddam Hussein et de la Libye post-Kadhafi, sont des arguments en faveur de l’inaction des Occidentaux. Les autres prétendent que l’occident n’a aucun intérêt à s’immiscer dans ces régions du monde qui brillent par la complexité de leurs sociétés. Il y a aussi des Africains qui, au nom de l’éternel prétexte colonial, refusent la moindre critique venue d’ailleurs, quitte à supporter l’inacceptable. Sans compter les réalistes qui, avec raison estiment que les Gouvernants qui s’engagent sur cette voie ont de fortes chances de perdre des plumes électorales.

Mais tout ceci ne compte pas face à l’importance des enjeux.

Les experts qui invoquent l’instabilité actuelle en Irak et en Libye devraient se rendre dans la plupart des pays qui aujourd’hui subissent des massacres. Ils y constateraient que la majorité de ces populations en souffrance rêvent chaque jour d’une telle intervention. Les Congolais de l’est de la RDC, les Sud Soudanais et j’en suis certain, la majorité des Syriens et des Iraniens rêvent de voir une armée internationale venir à leur secours… En assumant les risques de victimes humaines et de dégâts matériels, tellement ils ont perdu tout espoir dans leur vie.

Ceux qui prônent une politique isolationniste ont déjà été démentis par l’Histoire. Tous ceux qui ont imaginé pouvoir vivre à l’abri de leurs frontières alors que les pires idéologies se développaient autour d’eux s’en sont mordus les doigts.

Il en est de même pour mes congénères africains qui, parce qu’ils n’ont pas réglé les légitimes frustrations liées au passé difficile entre le continent noir et l’Occident, se entent obligés de défendre les pires tyrans. Ce faisant  ils contribuent à salir le blason de notre histoire, surtout que ces tyrannies ont comme premières victimes les Africains eux-mêmes.

Quant aux calculateurs qui cyniquement optent pour les calculs politiciens, c’est la sécurité de leurs propres citoyens qu’ils vendent sur l’autel de leur lâcheté.

Les dossiers syriens, iraniens, soudanais et d’autres seront les tout prochains marqueurs des choix des Leaders d’aujourd’hui.

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