LE MODELE GREC

Publié le par NEOAFRICAIN

Une monnaie en chute libre, des émeutes qui se terminent dans le sang, de terribles coupes budgétaires, des programmes sociaux interrompus, des sacrifices demandés à toutes les catégories de la population, une évasion fiscale galopante, l’humiliation de devoir négocier des prêts auprès des autres institutions internationales ... Tout ceci se passe donc en Grèce.

Après le modèle de démocratie moderne que leurs illustres ancêtres, les Grecs nous apportent l’exemple en grandeur nature, « in vivo », de ce à quoi aboutit une politique économique laxiste basée sur des mensonges budgétaires, sur des programmes sociaux irréalistes économiquement et sur l’irresponsabilité fiscale.

« Le malheur des uns faisant le bonheur des autres », il y a une vertu dans ce drame hellénique. Plus personne en Europe ne pourra prétexter ignorer les conséquences de l’absence de maîtrise budgétaire. Beaucoup hélas, poussent les gouvernants à dépenser encore et encore ; aux Etats-Unis, en pleine crise économique mondiale, le gouvernement d’Obama lancent un programme de couverture maladie à coût de centaines de milliards, d’autres en Europe espèrent encore régler le problème du financement des retraites en taxant les riches, en travaillant moins, tout en minimisant les déficits. Au vu de ce que traverse la Grèce et, on ne l’espère pas, demain peut-être le Portugal et l’Espagne ; je crois qu’il est grand temps qu’un message de responsabilité soit envoyer aux responsables politiques. Leurs folles dépenses vouées à soutenir leur clientèle électorale pourraient réellement s’apparenter à des crimes économiques, tant elles engagent l’avenir de leur pays. Les Allemands, dans leur pragmatisme légendaire, ont inscrit dans leur constitution l’obligation de respecter un pourcentage maximal de déficits des comptes publics. Tous les Etats sérieux devraient faire de même, surtout quand, et c’est le cas notamment aux Etats-Unis, de moins de moins de citoyens paient effectivement les impôts ; la grande majorité des gens, soutenus par des programmes sociaux toujours plus chers et toujours plus nombreux, sont eux, exemptés de toutes impositions directes.

Pour revenir plus précisément au cas grec ; il faut remercier Angela MERKEL qui a dit tout haut ce que tout le monde devait dire à la Grèce : elle a truqué ses comptes, elle a vécu au-dessus de ses moyens pendant des années, elle a laissé ses contribuables s’installer dans l’économie parallèle et investir leurs revenus à l’étranger,  et elle doit en payer le prix !

Publié dans ACTUALITE BRULANTE

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