DANGER MORTEL POUR LA PRESIDENCE SARKOZY

Publié le par NEOAFRICAIN

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La crise économique qui frappe le monde est entrain d’emporter les Français dans un tourbillon de suspicion généralisée. La moindre dépense un peu élevée est l’objet de contestations, le moindre montant à 3 chiffres balancé à la une d’un quotidien et c’est l’hallali. On calcule tout en nombre de SMIC (salaire minimum de + ou -1.000euros). Une ministre est payée 9.000euros pour une mission ? Vous vous rendez compte, c’est 9 SMIC ! Le Président de la République française a un salaire de 20.000euros ? C’est 20 SMIC !... Attention, ne confondons pas les notions, je suis moi-même favorable à une maîtrise des dépenses publiques, car ce sont ces milliards que l’on dépense qui font que nos impôts sont trop élevés et que nous sommes surtaxés. Mais il faut pouvoir dire qu’il y a des dépenses justifiées, que tout le monde ne peut pas avoir le même salaire ; bref, que dans une société saine, il doit y avoir des riches, des personnes qui ont les capitaux nécessaires pour investir, pour consommer du luxe, pour épargner et permettre aux banques de fonctionner, etc.. Mais hélas en France, il y a toujours une gêne à parler d’argent ou de revenu. L’égalitarisme est cette antivaleur qui risque de la détruire. Voyons le déchaînement médiatique incroyable que suscite la fortune de Mme BETTENCOURT. Que les services fiscaux fassent leur travail, mais les Français se tirent vraiment une balle dans le pied en s’en prenant à la première actionnaire de l’OREAL. La France est connue dans le monde entier pour son secteur du luxe. S’en prendre aujourd’hui aux actionnaires de l’OREAL, demain à ceux de LOUIS-VUTTON et après-demain à ceux de GUCCI, sous-prétexte qu’ils sont milliardaires, aura comme seule finalité que d’affaiblir l’économie nationale.

Mais derrière tout ça, il y a aussi un risque politique que SARKOZY a bien compris. Les deux récentes démissions dans son gouvernement sont le signe qu’à l’Elysée on cherche à sauver ce qui peut encore l’être dans ce gouvernement. J’ai pensé depuis longtemps que le risque le plus grand que la droite en France courait n’était pas le débat sur les idées, car on ne voit pas bien ce que la gauche (ou pire l’extrême gauche ou l’extrême droite) aurait fait de mieux que SARKOZY pour résoudre la crise financière mondiale, ou proposerait de mieux comme réforme des retraites. Globalement, les Français sont mécontents actuellement parce que la politique d’austérité n’est jamais agréable ; mais ils ne sont pas dupes sur le fait que c’est la seule qui permettra d’assainir les comptes et donc d’éviter le « sauve qui peut » dramatique que l’on a vu en Grèce.

Ce qui peut donner un coup fatal à la présidence française ; c’est le syndrome des diamants de Bokassa. Ces pierres précieuses prétendument remises à GISCARD et qui ont pourri sa campagne de réélection en 1980. Si l’actuel Président a su se faire élire grâce à de nombreuses voix venues des couches populaires, c’est parce qu’il avait su incarner un discours volontariste (« j‘irai chercher la croissance avec mes dents »), quitte à s’en prendre aux politiciens de salon qui ne comprennent plus les gens normaux ou aux eurocrates de Bruxelles qui font des lois sans connaître la réalité de la vie des pécheurs ou des agriculteurs. Son « travailler plus pour gagner plus » a plu à tous ceux qui ont décidé de vivre des fruits de leur travail. La recherche effrénée et suicidaire de l’égalitarisme que j’ai décrite plus haut est davantage le fait des Assistés. La France qui se lève tôt ne rêve pas d’avoir la même chose que son voisin, mais que son travail et ses efforts soient récompensés

Le malaise avait débuté avec l’annonce de la présidence de Jean SARKOZY à l’EPAD. Tant à droite que dans ces couches populaires. Et je m’en étais fait l’écho. Si Sarkozy ne respecte pas lui-même cette méritocratie qu’il a si bien mise en avant, il court de grands risques.

C’est ainsi que je me sens gêné par cette faute commise par le pourtant brillant Eric WOERTH qui a gardé son poste de trésorier de l’UMP tout en étant Ministre du Budget ; tout comme par ces légèretés pour des ministres (heureusement démissionnaires) d'acheter pour 12.000euros de cigares sur fonds publics ou de faire construire sa maison sans permis de bâtir. C’est tendre le bâton pour se faire battre ! Il y a déjà eu deux démissions, et on annonce un remaniement ministériel en profondeur. Je ne sais pas jusqu’où il devrait aller ; mais il ne faut pas non plus sacrifier tous les Ministres pour apaiser les médias. L’essentiel étant surtout pour le pouvoir de démontrer qu’il est étranger à toutes ses affaires.

Il est temps, urgent même, que cette « République irréprochable » que Sarkozy veut pour la France s’installe vraiment. Parce que le risque on le connaît, on l’a déjà vécu : l’extrême droite va retrouver son électorat derrière le trop facile « Tous pourris » et la gauche qui n’a aucune idée récoltera les morceaux. Sans oublier que les inévitables trublions de droite vont enclencher la « machine à perdre », espérant rebâtir sur les ruines de l’UMP…

Il reste peu de temps avant la campagne de 2012, mais si l’on veut éviter la catastrophe ; c’est maintenant qu’il faut s’y mettre !

 

Publié dans POLITIQUE

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