« DIVIDE ET IMPERA »

Publié le par NEOAFRICAIN

   

(Diviser pour régner : réflexions religieuses)
En ce jour de la fête de la Pentecôte, fête de l’Esprit Saint, Esprit d’Unité, Défenseur envoyé par Dieu ; force est de constater que cette si veille stratégie fonctionne encore. Même à l’encontre des Catholiques…

Aux USA,

L’ultragauchiste Obama, dont les premières mesures de Président ont été de décider le financement sur fonds public des pires avortements,  de relancer les recherches sur les cellules souches humaines,  de suspendre le financement des politiques d’abstinence (politiques qui ont notamment permis à l’administration BUSH de faire baisser le taux de transmission des MST en Afrique) ;  lui qui a proclamé avec emphase que les USA n’étaient pas un pays chrétien, lui dont les soutiens politiques poussent à la légalisation du mariage entre homosexuels ;  le même Obama dont la seule église connue est la très raciste, la très antiaméricaine et la très antisémite église du Pasteur Wright, a réussi a diviser l’Eglise catholique américaine.

Obama a convaincu le très imprudent Président de l’Université de Notre-Dame de l’inviter, non seulement pour faire un discours pour les jeunes gradués, mais aussi pour se voir attribuer le titre « Honoris Causa ». Alors que la majorité des Américains se disent pro-life (contre l’avortement) et que 60%  des Catholiques ont désapprouvé cette invitation.

Pour la France,

Je n’insisterai pas sur le fait que comme d’autres Européens, les Français se détournent de plus en plus de l’Eglise. Mon propos porte davantage sur ceux qui dans ce contexte continuent de se déterminer comme Catholiques.

La polémique qui a éclaté suite aux propos du Pape sur le port du préservatif a profondément divisé les Catholiques français. En réaction aux propos du Saint Père qui a rappelé la position de l’Eglise sur la responsabilisation des personnes et sur l’importance de la fidélité au sein du mariage, plus de 40% des Catholiques français étaient favorables à son « départ ».

En Belgique,

Sur le même sujet, les députés Belges ont soutenu une résolution du Parlement condamnant les propos papaux. Je ne suis pas surpris par le vote des nombreux députés francs-maçons et autres anticléricaux notoires, mais plutôt par les sociaux chrétiens belges qui se sont joints à cette mesure, tout à fait exceptionnelle dans ce pays où 75% des gens se disent catholiques.

En Afrique,

Dernier exemple en date, plusieurs prêtres de Bangui (capitale de la République Centrafricaine) ont annoncé une « grève de la messe » pour protester contre la nomination par le Vatican d’un nouvel archevêque. Il semble que par cette nomination, le Vatican veut recadrer les prêtres qui ne respectent pas le vœu de célibat.

 

Les Exemples sont nombreux et chacun peut avoir son avis sur la justesse ou non de ces positions. Mais ce que je pointe ici ce sont les divisions profondes qui existent entre Catholiques. Entre ceux qui se disent « modérés » et ceux que l’on désigne comme « fondamentalistes ». Ceux qui pensent se tourner vers l’avenir face à ceux qui vivraient dans le passé…

Je me range résolument dans la catégorie des catholiques pratiquants qui s’assument. Appelez-moi « fondamentaliste » si vous voulez.

Sur les sujets évoqués plus haut, j’ai donc une autre lecture que mes coreligionnaires « modérés ». Je ne remets pas en cause leur sincérité. J’imagine que beaucoup d’entre eux pensent qu’au nom de l’Amour, nous devons tolérer l’autre au point de taire nos valeurs. Ils respectent tellement l’autre qu’ils ne parlement pas de l’islamisation galopante en Europe (savez-vous que Bruxelles, capitale de l’Europe sera à 50% musulmane dans 10ans ?), qu’ils trouvent inutile de parler des racines chrétiennes de l’Europe, qu’ils trouvent des raisons de ne pas baptiser leurs enfants, de ne pas aller aux messes, de remettre en cause les dogmes de l’Eglise, etc. Mais ils se disent toujours catholiques !

Ces mêmes catholiques « modérés » que j’appellerai surtout « tièdes », sont les premiers à soutenir une mère Theresa ou une sœur Emmanuelle. Ces religieuses qui méritent d’être canonisées pour toutes leurs bonnes œuvres, sont aux yeux du monde le beau visage de notre Eglise. Même les plus critiques de l’Eglise n’osent s’en prendre à leurs mémoires. Aisé donc de se proclamer Catholiques dans ce cas. Mais quand il s’agit d’affronter les critiques du monde ou d’affirmer haut et fort les erreurs que commettent nos sociétés modernes ; ils sont aux abonnés absents.

Ce n’est pas une critique gratuite, il faut comprendre que dans certains milieux, la Foi Catholique est parfois difficile à porter, tant elle est opposée aux valeurs « à la mode ». 

Loin de moi aussi, malgré ce qui précède de prétendre être meilleur qu’eux. Au fond je sais que nous sommes tous pécheurs et que nous cherchons tous le salut. La différence vient de la relation que l’on a avec notre foi ; entre ceux qui veulent la circonscrire à leur vie intérieure ou la considère uniquement comme un ensemble de traditions ; et ceux qui comme moi sont convaincus qu’elle est la source de notre vie et que c’est grâce à elle que nous pouvons accomplir des merveilles.

Si l’on considère notre foi comme une lampe qui éclaire notre monde plongé dans les ténèbres ; il ne faut pas la cacher, mais la placer haut pour qu’elle éclaire largement (Saint Mathieu).

Regrettable donc cette division, surtout si l’on imagine ce que feraient un milliard de Catholiques unis qui agiraient ensemble pour le Bien. Il y aurait certainement plus d’Amour, de Justice et de Bonheur dans notre monde !

Seul l’Esprit-Saint que nous célébrons ce dimanche pourrait l’accomplir.

Publié dans RELIGION

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article