1 JOUR POUR LA FEMME : FEMINISMES ET CULPABILISATION.

Publié le par NEOAFRICAIN

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Je ne suis certainement pas le seul homme à avoir jugé cette « journée internationale de la femme » avec un arrière-goût de ridicule et d’occasion manquée.

Comme cette journée est dédiée à la femme ; je me joins sincèrement à tous ceux qui s’offusquent que de nos jours, les femmes soient encore discriminées dans leurs droits les plus essentiels (je pense notamment à l’inégalité des salaires), et qu’elles soient encore trop souvent victimes de violence conjugale.  Je le dis et le redis, sans la femme, nous les hommes ne sommes rien, n’avons rien et la vie perd son sens.


Ces précisions étant faites, je dois aussi faire remarquer qu’il n’y a pas qu’une sorte de féminisme. Si je prends la définition de ce concept ; il s’agit d’un mouvement militant pour l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société. Partant de là, il faut dire que les « mamans africaines » par exemple ont déjà beaucoup de droits et un rôle essentiel dans les sociétés du continent noir. Il en est de même pour les femmes chinoises. Pour autant ces modèles sont rarement relevées par les féministes occidentales qui refusent ces autres formes d’émancipation. Elles tiennent à définir leur féminisme comme une lutte contre les hommes, dans une société qu’elle juge « phallocrate ». On en arrive ainsi à l’absurdité des situations où certaines féministes refusent toute expression de galanterie de la part d’un homme, estimant que ce serait une nouvelle sorte de mépris à leur égard ! J’ai la chance d’avoir autour de moi des femmes qui se sentent libres quand elles s’occupent de leurs enfants, du ménage, de leurs occupations ; et qui ne mesurent pas leur degré d’émancipation en se comparant aux hommes. La philosophe Elisabeth Badinter a récemment eu ce mot malheureux : « Le bébé est le meilleur allié de la domination masculine », car d’après elle une femme au foyer ne peut qu’être soumise. Elle en arrive même à oublier que la femme qui porte la vie en elle a un avantage sur nous les hommes qui est considérable ; surtout dans ces pays européens où la pratique de l’IVG est monnaie courante. Cette vision féministe est contreproductive.  C’est en étant fières de leur féminité que les femmes pourront réellement obtenir le respect qu’elles méritent.

Certaines tenantes de la ligne féministe dure ont aussi en tête cette envie d’en découdre avec les hommes, coupables selon elles de tous les maux. Hélas, certains d’entre nous succombent à cette culpabilisation. Ils participent alors à l’évolution regrettable de nos sociétés dans lesquelles beaucoup d’hommes se plaignent de ne plus trouver leur place dans leur couple ou dans leur famille ; et beaucoup de femmes se retrouvent seules.


Hormis le symbole de la lutte contre les vraies discriminations (comme cette action de voiler la statue de la République), cette journée de la femme aura manqué le but qu’elle aurait pu défendre si les féministes d’aujourd’hui n’étaient pas aussi centrées sur elles-mêmes. J’aurais aimé les voir davantage défendre les femmes voilées de force, celles qui subissent les excisions, qui sont mariées de force, qui sont violentées dans les conflits, etc.

Hélas, pour les femmes ; le féminisme tel que présenté en ce jour est souvent très éloigné de cet idéal.  

Occasion manquée !

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